RelaxStory

Ce qui est rare est précieux

Il faut protéger ce qui fait son bonheur


Il était une fois, au pôle nord, une petite Inuit prénommée Sakari, connue pour être la douceur incarnée. Chaque matin, dans sa région recouverte de neige et de glace, elle admirait une chose rare et précieuse venue d’ailleurs : une herbe aromatique, fragile et délicate qu’elle avait reçue d’une amie qui habitait un autre pays, très loin de chez elle, en France.

Pour éviter que cette herbe ne se dessèche, Sakari ramassait de la glace fraîche et prenait bien soin de la faire fondre pour éviter que sa plante ne gèle. Son principal souci était d’arriver à lui apporter suffisamment de terre parce que sa plante grandissait encore et encore. Au pays des igloos, point de terre, rien que de la glace. Comment cultiver alors la terre puisqu’il n’y en a pas. Pour Sakari sa plante était son bien le plus cher et elle se disait qu’avec un peu de volonté elle trouverait bien une solution à son problème.

Toi qui lis cette histoire, protègerais-tu un bien aussi précieux qui t'apporte autant de bonheur ?

Mais où trouver de la terre ? La réponse se trouvait peut-être chez le sage du village, se dit-elle. Elle partit donc à sa rencontre. Le sage lui dit  : si tu veux de la terre, tu dois te lever très tôt et chercher l’étoile la plus brillante à l’horizon. Tu verras, la terre ne sera pas très loin de toi. Le lendemain matin, de bonne heure, Sakari scrutait l’horizon, la terre n’était pas là et Sakari pleura de désespoir.

C’est alors qu’elle croisa le chasseur de son village qui rentrait chez lui en se dirigeant grâce à l’étoile. Elle lui raconta ses soucis. Il lui dit  : si tu veux de la terre, marche jusqu’à la banquise aux phoques, à l’autre bout de notre territoire. La terre sera devant toi.

Sakari entreprit de marcher jusqu’à la banquise et ne trouva que des phoques qui se chauffaient au soleil, ainsi qu’un bateau d’expédition polaire pris dans les glaces. Sakari rencontra un homme emmitouflé dans son manteau et pleura tout en lui relatant ses déboires. Quelques instants plus tard, le scientifique lui dit : je vois que le sage de ton village t’a bien conseillé. Prends ces petits sachets et ce vieux livre avec toi et retourne chez toi. Demain matin, tu iras voir le sage de ton village et il t’aidera. Le lendemain, le sage qui l’attendait lui demanda : alors  ! As-tu trouvé la terre ? Non, lui répondit Sakari, mais j’ai rencontré un homme, un scientifique, qui m’a dit que la vie de ma petite plante dépendait de ces sachets et de ce livre. Le sage qui écoutait Sakari attentivement lui expliqua qu’avec ses petits sachets où il était écrit « engrais » et qu’avec le livre de sagesse, on pouvait faire des miracles  !

La morale de cette histoire, il faut protéger ce qui fait ton bonheur. Le bonheur est fragile et peut être difficile à préserver. Pourtant, grâce à des efforts et l’aide des autres, on se rend compte qu’il suffit parfois de petits riens pour sauver cette notion de bien-être.